L’actuel projet d’aménagement du Plateau de Saclay correspond à une initiative gouvernementale, relayée par les chefs d’établissements publics, dont les représentations parlementaires, régionales et instances territoriales ont été en définitive exclues.
Le Plateau de Saclay est présenté par les pouvoirs publics comme territoire à fort potentiel dans les domaines de la recherche de l’enseignement supérieur et de l’innovation depuis 1994. Après avoir fait l’objet d’une déclaration d’Opération d’Intérêt National, c’est à travers la loi du Grand Paris que l’Etat reprend totalement et définitivement le contrôle de l’aménagement de ce territoire. En parallèle c’est à partir des différentes réformes ("Pacte de la Recherche" de 2006 et "Loi sur la Responsabilité de Université" de 2008) que l’Etat s’assure du contrôle, de l’orientation et de l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Compte tenu des enjeux du réaménagement du Plateau de Saclay mis en avant par l’Etat, tant du point de vue du potentiel de relance industriel que de l’impact sur l’emploi et l’aménagement du territoire, la CGT s’invite à un débat auquel elle n’a jamais été conviée. Elle l’a fait au travers de deux initiatives récentes. Une journée d’études a réunie le 6 novembre dernier, à l’initiative de l’UGICT-CGT, une soixantaine de militants de la région parisienne et l’Union Départementale CGT de l’Essonne a consacré une demi-journée de son congrès le 25 novembre à cette question (plus de 400 participants).