Etat des lieux

Publié le 24 mai 2010


Alors que des projets pharaoniques sont annoncés pour le plateau de Saclay, il n’est pas inutile de faire un état des lieux du site :
Transport :
- transport routier : desservi par la N118, l’A10 via la D36, la N104 « Francilienne », ces voies principales sont particulièrement engorgées le matin de 8h00 à 9h00, le soir de 18h00 à 19h00, avec des points particulièrement « noirs » comme l’anneau d’échange des Ulis ou le carrefour du Christ de Saclay ;
- transport ferroviaire : desserte principale par le RER B et la gare de Massy Palaiseau. Le RER C, peu performant, est sous-utilisé. Le RER B, manifestement à bout de souffle, est plus que surchargé aux heures de pointe.
- Transport par cars : malgré l’effort de la CAPS pour la liaison en site propre de Massy à Polytechnique, les dessertes du Plateau via Massy ou la station Le Guichet à Orsay s’avèrent insuffisantes.
 
Logement :
Les principaux projets réalisés récemment correspondant aux prix du M2 les plus faibles concernent Massy et les Ulis. Le prix des logements dans la vallée de Chevreuse figure dans la moyenne haute de l’Île-de-France. Ainsi la majorité des salariés du Plateau et des vallées alentour est assujettie à des temps de transport quotidiens excédant 2 heures.
 
Emploi :
Le secteur est déjà comptable d’une croissance régulière du nombre d’étudiants et de salariés, notamment du fait d’implantations d’écoles et centres de recherche publics ou privés, comme Danone Vitapole. Par ailleurs les zones d’activités de Massy et Villebon-Les Ulis sont très dynamiques, tout comme Saint-Quentin-en-Yvelines juste à l’ouest, également desservi par la D36.
 
Avec la réorganisation des programmes de recherche en projets, les emplois en CDD remplacent peu à peu les embauches en CDI.
 
On ne saurait donc accueillir sans circonspection les projets annoncés. L’analyse de leur contenu ne peut que susciter parmi les usagers du site une légitime inquiétude, en dépit des promesses de développement mises en avant. La CGT partage naturellement cette inquiétude.

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