Démocratie absente

Publié le 24 mai 2010


Deux échelles de gouvernance sont mises en place localement. L’Etablissement Public Paris Saclay (EPIC : contrat des personnels de droit privé) aura la compétence d’aménageur. La loi amendée prévoit un comité consultatif auprès de l’EPPS, mais dont la consultation n’est pas obligatoire. Nous demandons que les habitants, les étudiants et les salariés du site y soient représentés.
La Fondation de Coopération Scientifique est l’opérateur à la fois de l’utilisation du foncier (construction des nouveaux bâtiments, université d’Orsay, Grandes Ecoles, Laboratoires communs,…), et du financement et de l’orientation des projets de recherche. Là non plus, aucune instance de représentation des personnels n’est prévue, ni même souhaitée par les Directions des établissements partenaires. Pourtant, en ce qui concerne les locaux et le financement des activités, le lien des salariés avec leurs employeurs d’origine change fondamentalement de nature.
 
La gestion du campus Paris-Saclay par une Fondation de Coopération Scientifique fait craindre aux personnels des établissements publics, en prolongation d’une logique déjà à l’œuvre, de nouvelles externalisations et un accroissement du nombre de salariés à statuts précaires. Cette inquiétude s’ajoute aux pressions salariales de plus en plus durement ressenties, après des années d’érosion du pouvoir d’achat.
 
Les salariés de la recherche privée, de leur côté, redoutent une nouvelle accélération du dépeçage et des fermetures de leurs laboratoires et des transferts massifs de compétences vers les laboratoires publics. Parmi les déménagements pressentis ceux d’EDF R&D de Clamart ou de l’INRA à Grignon rencontrent une forte hostilité des personnels et une incompréhension de leurs justifications scientifiques et/ou stratégiques.

calle
calle
calle